Paradis et Picard critiquent un «gouvernement en fin de piste»

Comme à leur habitude, François Paradis et Marc Picard, les députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) de Lévis et des Chutes-de-la-Chaudière, ont profité de la fin de la session à l’Assemblée nationale pour dresser le bilan de leur action parlementaire, le 20 juin. À cette occasion, les deux élus lévisiens ont une nouvelle fois dé

26 juin 2018
Journal de Lévis par Érick Deschenes

«C’est une dernière session d’un gouvernement en fin de piste. Cette année, ils ont même présenté des projets de loi deux jours avant la fin des travaux. À un moment donné, c’est rire du monde parce qu’on sait que ces projets de loi ne seront jamais adoptés. […] On a le sentiment qu’on a un gouvernement en réaction, qu’il (pose des gestes) parce que la pression est trop forte», ont d’emblée déploré MM. Picard et Paradis lors d’une entrevue avec le Journal.

Déplorant notamment la gestion des libéraux dans les dossiers de l’accessibilité à un médecin de famille, la couverture ambulancière, le projet de modernisation de l’Hôtel-Dieu de Lévis et les taxes scolaires, les deux députés de la CAQ ont descendu en flammes le travail du gouvernement en vue de l’implantation d’un troisième lien entre Lévis et Québec.

«On a fait beaucoup de surplace dans la majorité des dossiers nationaux et dans des dossiers locaux. On est obligé de constater que pour le troisième lien, il n’y a pas d’évidence pour le Parti libéral. Ils ont beau nous dire qu’ils s’engagent, on ne sait pas où il sera, l’échéancier ou ce que fait le bureau de projet. Il y a encore un flou perceptible. Les gens le ressentent et ne comprennent pas qu’on est encore à tergiverser et à se questionner alors que la volonté populaire a été exprimée il y a longtemps et se maintient», a déploré François Paradis.

Fierté et espoir
Quant au travail de la CAQ à l’Assemblée nationale, François Paradis et Marc Picard estiment une nouvelle fois que leur formation politique a réellement assuré le rôle d’opposition officielle aux libéraux (titre réservé au Parti québécois au Salon bleu). Du même souffle, les deux élus se sont réjouis que la CAQ ait travaillé pour les citoyens du Québec.

«Je suis fier du travail que nous avons accompli. Il y a un sentiment de fierté parce qu’on est restés collés sur les besoins des citoyens. On a porté des dossiers qui résultaient de questions de citoyens. Cette proximité est l’une de nos forces, particulièrement à Lévis», a mentionné M. Paradis.

Jugeant que la volonté de changement est forte chez les électeurs de la province, les deux élus lévisiens croient fermement que les élections générales du 1er octobre sont un «moment opportun pour changer les choses». Toutefois, si les sondages semblent confirmer cette tendance et prédisent l’arrivée au pouvoir de la CAQ, François Paradis et Marc Picard gardent les deux pieds sur terre.

«(Cette volonté) se cimente, mais il faut continuer d’atteindre nos objectifs, c’est-à-dire de garder la proximité que nous avons avec les citoyens. Il reste encore trois mois et il y a une campagne. Il faut continuer à travailler. Beaucoup de citoyens nous appellent pour nous donner des idées pour gagner. On sent vraiment que la population veut participer au changement. Il y a un mouvement, mais il faut continuer parce qu’il y aura une campagne de peur. Les libéraux sont en panique et le Parti québécois, c’est la même chose», ont conclu les deux élus caquistes.

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