Revue de presse
Transport en commun – Roy-Marinelli encouragée
La ministre des Transports, Julie Boulet, a qualifié de « légitime » la position de la ville de Lévis qui réclame depuis 18 ans d’obtenir sa juste part dans les contributions des automobilistes de la Rive-Sud pour le transport en commun.
Les règles de répartition du MTQ font en sorte que la portion de 30 $ payée par les automobilistes de la Rive-Sud au moment de renouveler leurs plaques d’immatriculation est divisée entre la Société de transport de Lévis (STL) et le Réseau de transport de la Capitale (RTC). Pour Lévis, il s’agit d’une perte annuelle moyenne de 1,2 million de dollars.
« Nous sommes à la recherche de pistes de solution qui pourraient régler le problème de transport collectif à Lévis (…). La mairesse réclame de recevoir la totalité des 30 $ des permis de conduire (Note : il s’agit plutôt des plaques d’immatriculation) de chacun de ses citoyens. C’est une requête qui est légitime », a affirmé la ministre Boulet, hier, à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député indépendant des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard.
Aux yeux de la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, il s’agit là d’une « excellente nouvelle. Ça augure bien de voir la ministre reconnaître la légitimité de nos demandes ».
Vers une réduction des services?
Une rencontre – qui regroupera tous les intervenants dans le dossier, dont mesdames Boulet et Roy-Marinelli – doit avoir lieu au début de mars. « On espère avoir un règlement définitif à cette situation insoutenable », a fait savoir la mairesse.
La situation est d’autant plus urgente que les autorités municipales ont ordonné à la STL de ne plus présenter de budget déficitaire. En l’état actuel des choses, seule une coupure partielle des services permettrait au transporteur d’atteindre cet objectif. « J’espère qu’on n’en arrivera pas là », a soutenu la mairesse.La semaine dernière, la STL a annoncé qu’une coupure des services de 20 % (l’équivalent de 34 000 heures de transport par année) pourrait intervenir dès le mois de juin si aucune entente n’était signée avec le ministère des Transports.







