Revue de presse
Financement des partis et construction – En quête de “pureté”
Écharpe blanche au cou en signe de “pureté”, tous les députés de l’opposition – sauf ceux de l’ADQ – ont uni leurs voix pour exiger une enquête publique sur l’industrie de la construction et les partis politiques.
Pauline Marois et toute son aile parlementaire, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, et les deux indépendants, Éric Caire et Marc Picard, ont fait abstraction de leurs “idéologie et partisanerie” pour exhorter Jean Charest à éclaircir le climat politique. Le rassemblement a eu lieu devant l’Assemblée nationale, hier matin.
“Ce n’est plus simplement la réputation du premier ministre et des membres de son gouvernement qui est en cause”, a dit la chef péquiste, hier. Selon elle, tous les élus, les institutions et différents acteurs économiques sont éclaboussés par les allégations qui circulent.
Les suspicions qui pèsent autour de l’octroi de contrats publics, de permis de garderie, de permis de port d’armes ou de financement illégal de partis politiques sont autant de raisons de faire la lumière, estime M. Khadir. “Le trafic d’influence et le favoritisme semblent s’être installés partout alentour des décisions du gouvernement Charest”, a-t-il déclaré.
Depuis des mois, les partis d’opposition font tout en leur pouvoir pour éviter que l’idée d’une commission d’enquête ne sombre dans l’oubli. L’initiative péquiste d’une pétition en ligne a connu un succès mitigé. La semaine prochaine, une motion sera déposée par l’opposition pour demander à nouveau l’institution d’une enquête.
En Chambre, les foulards blancs arborés par les députés ont retardé le début de la période de questions. Malgré les protestations, le président Yvon Vallières a finalement obtenu qu’ils soient rangés.
Logique, dit charest
Pour le premier ministre Jean Charest, les mesures de resserrement dans l’octroi des contrats et l’opération policière Marteau suffisent à répondre aux allégations soulevées. “Il y a une question de logique fort simple, a-t-il répondu. Il faut aller chercher des preuves, des faits et de l’information quand on veut agir sur ces questions.”
Les échanges ont pris une tournure acrimonieuse lorsque le premier ministre a qualifié le leader de l’opposition, Stéphane Bédard, de “tête de Slinky”. Les libéraux – qui font bien souvent de même – se moquent de la tendance du leader à regarder vers la tribune de la presse pour voir si ses interventions font réagir les journalistes.
“J’espère que ça fait du bien au premier ministre d’insulter le physique des gens”, s’est indigné M. Bédard.





