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Salaire des élus: pas de hausse pendant le mandat
L’indépendant Marc Picard refuse que les élus puissent se voter des hausses salariales et en bénéficier pendant le même mandat.
Le député de Chute-de-la-Chaudière croit que certains élus municipaux abusent de la situation. Une dizaine de fois par année, dit-il, des conseillers s’octroient des augmentations «appréciables» sans devoir en répondre devant les électeurs.
Il a déposé hier un projet de loi privé pour reporter les bonifications salariales votées au mandat suivant. Par contre, une diminution serait effective sur-le-champ.
«C’est une question de saine gestion et pour éviter les critiques des citoyens, a dit l’ex-député adéquiste. Ils ont raison de critiquer quand les gens se font élire et qu’après, les règles du jeu changent au niveau des salaires.»
Le député cite en exemple le cas de Stoneham. Après une proposition de hausse de 100 % qui a soulevé l’ire de citoyens, les élus ont finalement adopté une hausse de 50 % sur trois ans. La rémunération du maire de Stoneham passera de 16 000 $ à 24 000 $.
«Lorsqu’on se fait élire, on accepte les conditions, selon ce que l’ancien conseil avait auparavant», croit M. Picard.
Il estime par ailleurs que la même politique devrait s’appliquer aux élus de l’Assemblée nationale, «même si ça fait des années qu’on n’a pas eu d’augmentation». Le député indépendant se dit aussi prêt à laisser le ministre des Affaires municipales prendre le projet de loi sous son aile si cela peut faciliter son adoption.
«Ça peut paraître technique, sauf que c’est par des petits gestes comme celui-ci qu’on va augmenter la crédibilité de la classe politique et redonner confiance aux citoyens», estime le député Picard.
Il ne s’attend pas à ce que ce type de mesures puisse être adopté avant Noël. Le court projet de loi ne comporte que cinq articles.





